Brooklyn

Brooklyn est devenu avec le temps tout à fait charmant. Il y a à peine quelques années de cela, c’était une destination encore douteuse, « pas vraiment safe ». Le vieillot ou communément appelé « vintage » est devenu à la mode et les « us et coutumes » se sont adaptés, comme ailleurs, d’ailleurs. On parlait de chez Roberta’s dans un précédent article comme étant dans un quartier tout à fait miteux. N’ayons pas peur des mots. Le quartier est demeuré le même dans le fond, mais les habitudes et surtout la mode ont évolué et ça fait qu’aujourd’hui, c’est agréable d’y passer, d’y dépenser.

Roberta

Quand on parle d’évolution dans la pensée publique, on doit inclure la démocratisation du « Street Art ». On est maintenant loin des simples graffitis – si beaux pouvaient-ils être – des œuvres d’art dont on peut profiter maintenant sur tant de murs partout dans le monde. J’improvise en écrivant « partout dans le monde » puisque je n’ai pas beaucoup voyagé, mais j’imagine facilement que cet art nouveau puisse si bien se déplacer d’un continent à l’autre.

streetArt3

Bushwick Collective

À Brooklyn, dans Williamsburg, le Bushwick Collective a entrepris de revigorer le coin il y a quelques temps déjà. Nous avons pu constater de visu que l’œuvre prend de l’ampleur positivement. Tous les murs – autrefois d’un gris tellement gris – étaient maintenant beaucoup plus gais, plus vivants. Lors de notre passage, nous avons entendu des Ho! et des Ha! de surprise et de bonheur dans quelques langues, dont le français. C’était très beau à voir et à entendre. De tous les genres, de tous les styles et dans toutes sortes de couleurs qui nous ont fait oublié la pluie qui sévissait à ce moment.

streetArt4 (2)

On peut retrouver le Bushwick Collective et visualiser différentes de leurs œuvres sur Facebook : https://www.facebook.com/TheBushwickCollective/?fref=ts

Bedford Street

Par ailleurs, en se promenant à Brooklyn, nous avions un projet particulier un peu cache en tête. Nous cherchions des portes de fées. Oui oui, des portes de fées. À ce qu’on dit, les fées sont toujours présentes – si ce n’est pas dans le réel, c’est dans nos rêves – bref, on a tous besoin de bonheurs quels qu’ils soient. On a donc cherché, surtout des portes de fées, parmi toutes les charmantes vitrines sur et alentour de Bedford Street. Ça devait même être assez comique de nous voir chercher ainsi.

Comme on manquait de temps, nous allions abandonner l’idée d’en trouver. J’avais déjà « puncher » l’adresse de la maison dans le GPS, on s’en allait et tout à coup, Chantal s’est écrié : « J’en ai vu une! » J’ai tout arrêté, presque violemment, mais sans heurt toutefois. La magie venait d’opérer et une porte de fée était là sous nos yeux, ébahis et remplis de joie. Trois enfants qui, dans la joie et le bonheur, prenaient des photos et sautaient de joie. Ai-je mentionné le mot joie?

portedefee (2)

Là-bas, le buzz s’appelle #fairydoorNYC… Et si on importait l’idée? Je vois bien l’idée du #portedeféeMTL ou pourquoi pas #portedeféeQC grandir chez nous.

Chantal & Alain

Advertisements

Quelques bons endroits aussi visités

Chinatown, Nola, Little Italy et le Greenwich Village

C’est par un matin assez pluvieux que nous avons arpenté les rues de ces quartiers. Dans le Chinatown, on peut retrouver tellement de trésors. Dépaysement garanti. Nous marchons tranquillement en tentant de déchiffrer les différentes affiches de ces commerces. Elles ne sont pas systématiquement traduites en anglais. Les lois sur l’affichage à NYC diffèrent quelque peu des nôtres. Épiceries, restos, salons de coiffure, magasins de souvenirs et différentes banques sont le lot des locataires de ce quartier. Mlle M y a trouvé des souvenirs pour ses amies au collège. Bonne nouvelle!

chinatown

Chantal avait aussi une adresse pour des dumplings qu’on ne voulait surtout pas manquer. Je dirais qu’on a bien fait de ne pas le manquer. Ce n’est pas vraiment un resto 5 étoiles, mais les dumplings étaient simplement succulents. Et à 10 dumplings pour 3$, on serait fou de s’en passer. J’ai aussi eu une conversation avec la madame qui demeurera probablement gravé dans nos mémoires pour très longtemps. Ça m’a même rappelé un peu mon travail par bout. Faut savoir qu’à notre entrée dans le commerce, les deux personnes présentes, le cuistot et la serveuse ont comme cessé leur conversation. Ce n’était ni en français, ni en anglais. Ça venait définitivement de l’orient quelque part, mais où exactement, je ne saurais le dire exactement. Il s’agissait de passer la commande uniquement mais je n’ai pas pu m’empêcher d’essayer de jaser un peu. Je sais maintenant qu’elle ne parle pas beaucoup anglais, pas du tout le français, un peu l’espagnol qu’elle a tenté de me faire croire et pleins d’autres trucs de son coin de pays. Ah oui! Il n’y a supposément pas de toilette sur place! Comme vous pourrez aussi le constater sur la photo, nous avons réussi à remplir la place juste par notre présence. En gros, tu ne vas pas là pour un 5 services, mais sachez que les dumplings sont sublimes. Le nom de la place est East Dumpling et on retrouve ce trésor au 46, Eldridge street. En continuant notre promenade, nous sommes aussi passé en face du fameux « Peking Duck Restaurant » dont je n’ai malheureusement pas noté l’adresse, mais les souvenirs que j’en ai sont remontés dans ma mémoire à la vitesse de l’éclair lorsque nous y sommes passés. Le canard laqué est bon, rare!

dumplings

Tout à coup, nous étions dans « Little Italy » et je ne m’en étais même pas rendu compte. Un peu la beauté de la chose que de se promener dans NYC. En deux pas, on change de pays, de continent même. Surtout des restos que nous avons croisé sur notre chemin, ok, un peu de magasins de souvenirs, je l’admets. À un certain moment, on aurait pu se croire au siècle dernier en plein cœur d’un quartier de la mafia. Tellement vrai que Mlle M m’a même demandé si la mafia existait encore et le tout a déboulé sur une tonne de questions sur le sujet auxquelles je me suis empressé de tenter de répondre. Un père se doit de répondre aux nombreuses questions d’une ado lorsqu’elles surviennent parce que sinon, elle pourrait trouver ses réponses n’importe où ailleurs telles que sur Google ou autres sources douteuses du genre.

donatello

Sur notre parcours, on y rencontre plusieurs grands noms, immortalisés sur les murs par des œuvres d’artisans locaux. Le Street Art est est aussi très présent par là-bas et comme on l’apprécie tout naturellement dans la famille, ça ne fait agrémenter le voyage.

AudreyHepburn

Washington Square Park

Quand on passe à New York, un beau coin à voir est très certainement le Washington Square Park et le coin qui l’entoure dans Greenwich Village Dans le parc, en plus du fameux monument, on peut y voir des promeneurs de chiens qui font faire des trucs savants aux êtres à quatre pattes qui trainent aux bouts de ses nombreuses laisses. Des pigeons, beaucoup de pigeons, que je soupçonne de nous berner quant à leur intelligence après avoir vu le plus beau des ballets aériens que je n’avais jamais vus auparavant. Alentour du parc, vous pouvez imaginer qu’il y a plusieurs adresses où l’on peut bouffer un peu.  Nous en avons visité deux lors de notre passage.

La dernière tendance culinaire à New-York est probablement DO cookie dough confections qui est situé au 550, LaGuardia Place. De la pâte à biscuits non cuites en plusieurs saveurs et variétés qu’on peut manger comme cela dans un bol, sur un cornet ou accompagné de crème glacée. Il ne fallait pas manquer cela.

Au moment d’entrer dans le commerce, une gentille dame qui se les gelait nous a doucement intercepté en nous mentionnant que pour entrer dans ledit commerce, on devait faire la file. File qu’on n’avait pas pu voir puisqu’elle mouvait tranquillement… de l’autre côté de la rue. En bon consommateur que je suis, j’ai demandé combien de temps ça ne prendrait pas pour arriver au magasin et elle m’a répondu, tout aussi gentiment, une vingtaine de minutes. Mlle M voulait tellement y goûter que nous avons traversé la rue pour aller s’installer dans la file d’attente. À un certain moment dans la file, un « dude » qui avait probablement égaré son « skateboard » s’est approché et nous a remis un genre de coupon, mais rond, à présenter à l’entrée plus tard pour entrer. Le commerce n’étant pas très vaste, leur système était bon dans le fond. Ils faisaient entrer les gens par groupe de dix, je dirais. Nous y avons finalement accédé environ 30 minutes plus tard. Le monde était fou. Tout excité, comme des enfants. Chantal nous a trouvé des places assises. J’étais impressionné parce que je ne l’espérais pas vraiment. Je suis allé commander, en compagnie de Mlle M. Comme un comptoir de crème glacée, mais de pâte à biscuits. Beaucoup de saveurs et couleurs avec des noms tout aussi originaux que les mélanges peuvent l’être. Évidemment, j’en ai trop pris. On en a même ramené. On a quand même pris quelques instants pour déguster dans le chaos de la place… C’était franchement bon!

cookiedo

Pendant qu’on était dans la place, on voulait aussi en profiter pour se ramener un ptit quelque chose pour le souper à l’hôtel. Et dans le coin, Chantal avait « spotté » un truc de Poke Bowl. On aime déjà les Pokes de Montréal, mais on voulait aussi tester ceux de NYC.

Celui qu’on a essayé est le PokeeNY, qui est situé au 121, west 3rd St. à Greenwich village. Le Poke était très bon, mais nous avons trouvé que les assortiments de légumes, par exemple, étaient déficients. Il en manquait un peu. Nous sommes peut-être mal gâtés avec les délices que l’on possède déjà ici à Montréal, mais je tenais à le mentionner. Pendant que j’y suis, ma blonde a trouvé que la caissière avait plus des allures de « 10 roues » qu’autre chose! Un détail, mais vaut mieux savoir que les sympathiques individus qu’on côtoie ici dans ces établissements n’y sont peut-être pas toujours là-bas. Autre détail à noter : on ne peut payer comptant là-bas, donc prévoir du plastique si vous y passez. Les pokes étaient toutefois excellents.

Un lieu que nous avons volontairement omis de visiter, mais qui vaut vraiment la peine ailleurs qu’en hiver est probablement le HighLine. Il s’agit d’une ancienne ligne ferroviaire surélevée agrémentée de verdures et de toutes sortes d’autres trucs agréables. Il fait bon y marcher et on en oublie presque que nous sommes à New York quand on s’y promène. C’est situé plus près de la rive ouest de l’ile dans Chelsea. On peut y accéder par plusieurs places, mais en passant par le Chelsea Market c’est assez simple et aussi agréable de s’y prendre un ptit « picnic » pour la randonnée.

pokee

Demain, on vous réserve les détails de nos coups de cœur à Brooklyn.

Chantal & Alain

Entrer à New York par la grand-porte

Aujourd’hui, on vous parle d’une journée-type qu’on peut faire à New York. Évidemment, ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres qui vous est fourni ici. Nous l’avons fait ainsi, mais libre à vous d’en faire ce que vous voulez.

Brooklyn Bridge

La première chose que j’aimerais rappeler à ceux ou celles qui voudraient tenter le coup. Assurez-vous de choisir la station de métro la plus près possible de l’entrée du pont pour votre randonnée, surtout si vous voulez continuer de marcher, rendu à New York. Nous avions deux options (la ligne R jaune ou la F orange) dans notre cas en partant de notre hôtel et je n’ai pas choisi la bonne. J’aurais dû choisir la ligne F orange, mais bon… c’est pas quelques centaines de pas qui nous ont empêché de faire ce trajet.

La traversée est très agréable, mais, si je peux me permettre un ptit conseil d’ami, assurez-vous de demeurer sur la partie gauche parce qu’un vélo est si vite arrivé! Gauche pour les piétons et droite pour les vélos. C’est comme cela que ça marche à New York! Comme je l’ai souvent répété à Mlle M pendant notre épopée, « À Rome, on fait comme les romains donc, à New York, on fait comme les Newyorkais. Quand c’est rendu que tu n’as pas à terminer ta phrase puisqu’elle le fait elle-même! La vue sur Manhattan est absolument magnifique! En partant de la Statue de la Liberté qu’on peut voir au loin sur la gauche, le Financial district, tout le côté est de l’ile pour terminer le panorama sur le Manhattan Bridge. C’est majestueux. Pour ce qui est de la vue arrière, sur Brooklyn, c’est presque ordinaire, d’où l’idée de le faire de Brooklyn vers Manhattan.

Roosevelt Aerial Tramway

Le Roosevelt Aerial Tramway est une gondole – genre centre de ski – qui, contrairement aux centres de ski, ne montent pas vers un sommet, mais s’envolent plutôt vers une ile. Une autre. La vue du haut de la gondole peut être intéressante dépendamment de l’endroit où vous avez réussi à vous blottir pendant le trajet. Je pensais que ladite attraction nous mènerait vers de beaux paysages aux abords de Manhattan. Pas du tout. En fait, on peut même utiliser ce tramway avec le MetroCard – la MetroCard est très facile à se procurer (2.75$ pour chaque passage, une famille peut utiliser la même carte vendue au cout de 1$ et ajouter de l’argent sur la carte selon le type de déplacement, pour nous ce fut plus rentable de payer aux passages). On la trouve dans à peu près toutes les entrées de Métro de New York et si on est chanceux, il y a un changeur qui pourra vous expliquer la procédure à suivre dans la machine automatique et même vous procurer votre carte avec des réserves dedans si vous payez comptant – pour traverser comme le font probablement quelques résidents de la place, parce que, à notre arrivée sur l’ile de Roosevelt, on constate rapidement que ce n’est pas très touristique, mais plutôt résidentiel comme environnement. Des tours remplies d’appartements. Des logements ou des condos? Je ne pourrais dire puisque nous n’avons pas exploré cette avenue, mais beaucoup de logements. Comme partout à New York, je crois. Sympathique, mais pas du tout touristique! Nous avons donc réembarqué dans la gondole pour retourner vers Manhattan. Pour monter à bord de ladite gondole, on se dirige vers le 1141, 2nd Avenue.

Aerial2

Le passage de la 6 ½ avenue

C’est pas tout cela! Faut se rendre à Times Square. Pour s’y rendre, la « Fifth Avenue » est toute indiquée! Pleins de boutiques et de grandes bannières bordent l’avenue. Rendus à la 51e rue, Chantal nous a fait bifurquer vers la 7e pour une excellente raison! Entre la 6e et la 7e, il y a ce que l’on appelle la 6e ½, un passage qui n’est pas tout à fait une avenue mais un passage qui se rend jusqu’à la 58e. Genre de trucs à ne pas manquer mais qui n’existe pas sur tous les circuits touristiques officiels.

sixiemeetdemi (2)

Pendant qu’on y était, on est aussi passé par la patinoire du Rockfeller Center parce que, faut passer par ce lieu. C’est exotique et aussi un « must » à voir. Mlle M était toutefois un peu déçue du fait que le sapin de Noël géant n’y soit plus.

rockfellerctr-ice

Times Square

Times Square, c’est Times Square! Tant que tu ne l’as pas vu, tu ne peux l’apprécier à sa juste valeur. Quand tu l’as finalement vu, tu dois juste y repasser. C’est un peu magique. L’atmosphère est quelque peu indescriptible. Quand tu entre dans le carré de la place – qui n’est pas vraiment carré – ça coupe un peu le souffle.  Premièrement, juste la lumière des panneaux – même en plein jour – est éblouissante, étourdissante à la limite. Et là, tu voudrais tout regarder, tout voir en même temps, mais le policier au coin de la rue te rabat gentiment vers le trottoir en te faisant voir que tu t’apprêtais à traverser la rue en plein quand tu ne pouvais pas. Il est quand même gentil parce qu’il réalise aussitôt que tu n’es pas un vrai newyorkais.

Quand le petit bonhomme blanc apparaît finalement et que plusieurs newyorkais ont déjà traversé, tu peux emboîter le pas sans problème. Avant de monter te trouver une place dans l’estrade pour contempler le tout tranquille, tu t’arrêtes au stand roulant le plus près pour acheter un bretzel géant pour l’ado qui te le rappelle depuis qu’on est parti de Montréal. C’est dans cet estrade que tu réalises plus facilement que l’américain moyen ne vit que par son téléphone et que le pays de l’égo-portrait, c’est ici et maintenant que ça se passe! Je ne pourrais dire le nombre de selfies qui se sont pris juste alentour d’où on était assis pendant le court laps de temps qu’on y a séjourné. 10 minutes? Peut-être un peu plus… De la jeune fille qui sourit pour l’écran seulement en passant par le couple un peu plus âgé qui tente LA pause jusqu’aux groupes de jeunes qui s’expriment vraiment trop fort dans le son de leurs voix criantes et pas nécessairement agréables. Tout le monde a son cellulaire en main pour prendre le meilleur auto-portrait qui soit tout le temps. Et la foule! Y en a du monde à New York! En passant, c’est peut-être aussi préférable de tenir et regarder son cellulaire en marchant, comme tout le monde le fait d’ailleurs. Une maladie qui semble se propager de plus en plus, partout. Fallait que je l’écrive…

TimesSquare

Une magie qu’on veut revivre tout le temps, si la foule ne nous effraie pas trop.

Un peu de Williamsburg pour terminer

Comme il nous restait un peu de temps et qu’il fallait bien se sustanter un peu avant le dodo, Chantal nous avait dégoter un ptit resto très sympathique pour le souper. Nous avons donc repris le métro vers Brooklyn pour récupérer le véhicule-moteur. Un autre rappel : Y a du trafic même à Brooklyn. Armez-vous de patience parce que si votre GPS – inconvénient majeur quand il s’agit d’avoir une vue d’ensemble de la route à suivre. Ne jamais se fier seulement à ce petit bidule. Y a rien comme une bonne « map » en papier, surtout si vous savez la lire – vous joue le même tour que le mien m’a fait, vous allez vous retrouver directement dedans. Rien de trop grave… Après la marche du jour, le siège de l’auto a été très apprécié.

piesetthighs

Le fameux resto est le Pies’n thighs et est situé au 166 S. 4th St, Williamsburg. Encore une fois, le décor extérieur n’a rien de particulier à offrir. Faut entrer pour apprécier. Comme je le mentionnais à ma blonde, ma mère n’apprécierais probablement pas, mais nous, on aime tellement. Je ne sais pas s’il y avait même deux chaises pareilles. Des tables de Formica ou autres matières hétéroclites, de toutes les formes. Du comfort-food sud-américain, avec une spécialité de poulet frit et gaufres très à-propos. Et je vous garde le meilleur pour la fin : la serveuse qui, en remarquant notre conversation franco, nous dit gentiment que son français n’est vraiment pas excellent mais qu’elle s’efforcera de nous parler un peu dans la langue de Molière. Tout cela dans un sympathique français à peine écorché.

Une belle et bonne journée que nous avons eu là.

Chantal & Alain

Relâche à NY

Voici le récit de notre récente virée à NY.

Ça s’est passé à peu près comme suit:

  • Et puis Mlle M, que fait-on pour ta relâche?
  • Et si on retournait à New York?

Le projet a démarré ainsi lors d’une conversation familiale. Évidemment, lorsque l’ado de la maison réclame de retourner à New York, c’est que 1) elle a des attentes particulières pour ce déplacement et 2) St-Georges-de-Beauce, ce ne sera pas suffisant.

Disons que Mlle M a déjà été assez gâtée côté voyage depuis sa naissance, mais comme elle apprécie encore les déplacements avec maman et papa, c’est encore agréable. Elle n’est pas encore blasée, alors on en profite. Comme il s’agissait de son troisième séjour là-bas, on a pu se permettre d’éviter le « official » circuit touristique et explorer des quartiers moins connus.

Et comme elle peut suivre plus facilement maintenant, on utilise plus le système de transport en commun pour se déplacer. C’est facile, plus économique et plus rapide qu’en auto ou en « Hop on – Hop off bus ». La recette qu’on avait adopté cette fois-ci était de loger dans Brooklyn, non loin d’un accès au métro pour nos déplacements sur l’ile de Manhattan. On s’était dit que pour Brooklyn, on pourrait y arriver facilement en auto. Parlant d’auto, le stationnement de notre hôtel étant très limité, il fallait aussi s’attendre à stationner dans la rue à l’occasion – contrairement à NY, le stationnement est gratuit, donc une économie d’au moins 50$ par jour. J’ai réussi à me faufiler dans le stationnement à l’arrivée sans problème, mais dès qu’on en sortait, il y avait risque de le perdre et c’est arrivé. Je vous rassure, pour un montréalais, c’est jouable de trouver un stationnement dans la rue, même à Brooklyn! Il s’agit juste de vérifier un peu les panneaux. L’auto a donc passé deux nuits dans la rue et je n’étais même pas inquiet. L’environnement de Brooklyn s’est tellement amélioré avec la venue des hipsters. C’est même rendu sympathique, vintage, coloré, bref nous on adore!

Je me souviens de la première fois où nous étions allés manger une pizza chez Roberta’s (il y a plusieurs années, avant qu’il soit populaire), même si on était en plein jour, j’avais dit à Chantal : « Dit au revoir au véhicule parce que ce n’est pas certain que nous allons le revoir… en un seul morceau. » Vous savez l’image de New York avec un véhicule qui n’a plus ses roues – des fois, ils mettent au moins quelques trucs aux quatre coins du véhicule pour le tenir dans les airs, mais pas tout le temps. Lors de notre passage cette semaine, le coin de chez Roberta’s avait tellement changé. C’était remarquable! Les usines ou « shops » désaffectées qui entouraient la place ont été transformés en condos et hostels – Chantal a d’ailleurs dans l’idée d’y loger la prochaine fois, vous savez lorsque Chantal a une idée!. De jolies boutiques sont venus prendre la place des garages qui transformaient rapidement des véhicules bleus en rouges pour fin de revente rapide. J’ai même vu une épicerie « vegan » qui trainait là et un magnifique café qu’on a pas eu le temps de vérifier, c’est tout dire. Et Roberta’s? Bien que l’entrée de la place ait toujours l’air aussi miteux – ça doit être rendu un « trademark », la pizza et l’ambiance à l’intérieur sont toujours aussi agréable, ainsi que la terrasse extérieure d’ailleurs.

pizza

Une petite note à mentionner aussi : Disons qu’on aurait pu profiter davantage du métro, même à Brooklyn puisque le trafic est aussi très dense sur le circuit routier de Brooklyn.

À venir très bientôt, la suite de cette aventure avec des virées dans Chinatown, Little Italy, le Washington Square, la traversée du Brooklyn Bridge, le Roosevelt Aerial tramway, Time Square, un stop à Woodbury, d’autres détails à propos de Brooklyn comme le Bushwick Collective Art et Williamsburg dans laquelle nous avons découvert un magnifique trésor.

Pour la suite, on pense ajouter certaines adresses comme celle de chez Roberta’s – 261, Moore Street, Brooklyn, y-aurait-il un intérêt de votre part?

Chantal & Alain

Pastaga

Dimanche matin, on essayait un nouveau spot pour le brunch! Encore…

Je sais, j’ai négligé un peu mon clavier ces temps derniers. Ne me le rappelez pas, je sais.

Nous sommes donc passés par chez Pastaga, sur St-Laurent, pour l’essayer et surtout pour continuer d’épurer la liste de Chantal qui ne semble jamais s’épuiser. 

En entrant, je me suis dit qu’il y avait de la place en masse et que nous n’aurions pas trop d’autres idées en tête.

– Nous serons deux, que je me suis exclamé, l’air décidé. Ce sera pour manger ici…
– Vous avez une réservation ? Me répondit-elle, aussi convaincue que moi.
– Non, mais à ce que je vois, on ne manquera pas de place. 
– Ces tables sont réservées, pour la plupart…
– Diantre! Lesquelles ne le sont pas? Que je lui répond, du tac au tac.
– Nous avons celle-ci… ou celle-là! Nous désigne t-elle deux tables.
– La « celle-ci » est pas mal dans la porte, non? Nous allons donc prendre la « celle-là »

Après ce difficile échange, mais à peine dans le fond, nous nous dirigeons donc vers la « celle-là ». Pas plus compliqué que cela. Dans le fond, il y a toujours de la place mais il faut parfois insister et croire en sa destinée.

La table est tout simplement « majestueuse » ! Bon, pas tant que cela mais c’est mieux comme mot que « extraordinaire », trop souvent employé.

On commande donc deux lattés, le temps de retrouver ce que l’on désire sur le menu. Menu que je considèrerais assez « épuré » si je ne me retenais pas. Je crois que celui du soir est plus élaboré mais je ne l’ai même pas considéré étant donné que nous y étions pour le brunch. 

J’y vais donc pour le « bénédictine » qui est constitué d’un pain de seigle – ils sont pratiquement tous constitués de pain de seigle – avec du porc effiloché, de deux œufs à 63 degrés  – à première vue, j’ai pensé à l’angle pour mes photos Instagram mais il s’agissait évidemment de la température – ainsi que d’une sauce hollandaise. Je vous l’avoue immédiatement, c’était sublime. Un autre mot pour remplacer divin dans mon vocabulaire… Ça faisait longtemps que je n’avais mangé quelque chose d’aussi bon! En tout cas, à mon goût à moi. Chantal opte, quant à elle, pour le « Champignons »… Elle a eu l’air d’aimer aussi…

Bref… ça se passe au au www.pastaga.ca, c’est super bon et on peut le retrouver physiquement au :

6389 Saint-Laurent
Montréal, PQ, H2S 3C3

Le chef c’est Martin Juneau qu’on me dit.

Un jour, j’aurai une photo, mais vous pouvez la voir sur Instagram pour le moment…

Bon appétit!

Alain

Nos coups de cœur au marché créatif Etsy Montréal

J’adore ETSY, si vous saviez le temps que je perds sur cette plate-forme, c’est presque indécent !! Alors c’est toujours avec joie que je vais dans les marchés créatifs qu’ils organisent, avoir le privilège de voir « pour de vrai » les artisans, de jaser avec eux, toucher à leurs créations, sentir et essayer leurs produits, c’est vraiment agréable…

En ce beau samedi matin, on se dirige donc, Alain et moi au Technopôle Angus. L’emplacement est vraiment génial. Dès notre arrivée, nous sommes envoutés par les odeurs des chandelles de Blanc soja, mon 1er coup de foudre : Dahlia et litchi. Comme la chandelle a été fabriquée mardi , Myriam me conseille de la laisser sécher quelques jours avant de l’utiliser.

Un peu plus loin, on découvre les kits pour fabriquer du fromage artisanal à la maison de UMainKits, tellement intrigant. Après les champignons, on décide qu’on va essayer de fabriquer notre fromage. Surveillez notre blog pour suivre cette nouvelle aventure culinaire.

Et voilà qu’Alain est attiré vers le kiosque d’illustration de Ilikemaps, suis-je étonnée ! Tous ceux qui ont déjà voyagé avec lui savent que c’est un « maplover», il DOIT toujours avec une map! Nous avons acheté une illustration de l’ile de Montréal afin de garnir notre mur de cadres…

Un peu plus loin, nous sommes tombés sous le charme des structures avec plantes aériennes de l’atelier CLICHÉ. Wow comme c’est original! Bon, rendu à la fin de notre visite, une négo serrée a eu lieu entre Alain et moi : lequel de nous deux aurait la structure à son bureau ? Bah, pas de chicane, nous avons pris 2 modèles et nous sommes heureux tous les deux !

Notre dernier achat de la journée s’est fait au kiosque de Minute papillons, vous connaissez tous l’engouement de mon chum pour les nœuds papillons. Cette fois-ci, il a succombé à un modèle turquoise avec des flamands roses…

Parce que pour nous, acheter local c’est important, nous sommes fiers d’encourager nos artisans québécois.

Les chandelles de blanc soja : https://www.facebook.com/blancsoja/

Les kits de fromages : http://www.u-main.ca/

Notre map de Montréal : https://www.facebook.com/illikemaps

Nos structures de laiton: http://www.ateliercliche.com

Le nœud papillon : https://www.etsy.com/shop/minutepapillons

Chantal

IMG_0404

@NousIciMaintenant est sur instagram et facebook, suivez-nous.

Pinocchio Caffè

Dernièrement, nous nous sommes arrêtés au Pinocchio caffè. Un ptit café de rien du tout situé dans une rue résidentielle mais combien sympathique. Je crois qu’il n’y a que 7-8 places assises. Un genre de café où ce n’est pas gênant de boire ton café debout… en jasant avec tout le monde mais surtout le barista. Un bonhomme hyper sympathique. Qui peut jaser de hockey ou de culturel dans la même phrase. Un naturel avec le monde. En plus de ses excellents lattés et chai lattés que ma blonde a adoré, il nous a aussi présenté des beignes faits maisons succulents.

pinocchio3

Je m’en voudrais d’oublier la charmante personne qui était présente avec lui et qui ne s’en laissait pas imposer par son partenaire du point de vue de la jasette. Le café a même sa propre terrasse. Comme c’était notre première visite, il nous a même offert une carte fidélité… pleine, pour un café « grétisse » la prochaine fois. J’ai hâte d’y retourné en été.

Ah oui, j’ai aussi hâte à l’été tout court.

Pinocchio Caffè
505 Rue Gounod, Montréal

https://www.facebook.com/PinocchioMontreal/?fref=ts

Café Ferlucci

Cet après-midi, en se promenant dans Villeray, nous sommes tombés sur le Café Ferlucci. Tout à fait par hasard que je croyais, quoique je soupçonne ma blonde de nous avoir fait atterrir volontairement dans ce coin de pays dans un but à peine voilé de nous entrainer là-dedans parce qu’elle l’avait préalablement sélectionné dans ses recherches.

Je dois dire que le résultat de ses recherches était encore au-delà de nos espérances. Un ptit café tout à fait charmant. Pleins de monde… qui se parlent. Un décor agréable et surtout, un latté exquis. Vraiment très sympathique! À revisiter définitivement.

ferlucci1

432 RUE DE CASTELNAU E, Montréal, Québec H2R 1R3

https://www.facebook.com/cafeferlucci/

Mlle M récidive… (3)

Dans le texte précédent :

Kira a apprit que sa grand-mère est la créatrice de l’école réputée mondialement Being Star School, et que maintenant c’est sa mère qui en est la directrice…

______________________________________________

Oh my god! Je suis genre trop contente ! Parce que 1) ma mère est la directrice de BSS 2) ma grand-mère est la créatrice de BSS 3) Je suis dans une limousine 4) je m’en vais passer l’examen pour aller à BSS !!!

  • Maman ?
  • Hum ?, dit-elle distraitement en lisant un livre
  • C’est genre quoi, les examens?
  • Oh , je me souviens que j’en avais sué! Gros examen de math et d’algèbre, grosse production écrite à rendre pour le lendemain… Pfiou!

Je n’avais pas remarqué immédiatement son sourire en coin mais j’ai relevé la tête et j’ai vu un petit sourire en coin moqueur…

  • Non mais sérieux m’an !
  • Tu n’as pas à t’inquiéter chérie c’est plutôt simple, moi je me souviens, elle disait cela avec un sourire, mais celui-ci était plus songeur que moqueur, une dame assez jeune m’avait demandé de danser sur une jolie mélodie…
  • Oh… tu me rassures! Moi je pensais que, genre c’était…

La sonnerie du téléphone ne m’a pas laissée le temps de finir ma phrase…

Nous sommes ensuite arrivées devant un grand édifice gris, typique de Montréal. Il y avait au moins une soixantaine d’étages, et au moins cents grandes baies vitrées. Le ciel était aussi plutôt gris en ce jour.

Soudain, je senti la terre quitter mes pieds, oh non, pas encore !!! Ma génitrice tenta de me prendre le pied gauche, en vain, il lui glissa entre les doigts… Rendue à côté du vingtième étage, approximativement, je regardai dans les fenêtres : une chambre ! Elle était peinte en rouge, les meubles étaient bleus. La chambre était d’un bordel ! Je montai encore plus haut et je vis une chambre peinte de pêche celle-ci était toute bien rangée ! quand je descendis mon regard vers la terre ferme je remarquai que ma mère avait appelé les pompiers et qu’une jeune femme se tenait à ses côtés, je n’arrivais pas à voir les traits de l’inconnue.

Les pompiers dressèrent un drap blanc en dessous de moi. J’entendis soudainement mon téléphone portable vibrer dans ma poche droite de mon jean : fais ta technique de respiration pour te calmer, inquiète toi pas les draps sont solides ! c’était ma mère. J’ai calmé ma respiration et je suis tombé dans le vide !

  • Ça va, mon bébé???
  • Ça va merci ! pourquoi tu m’appelles de même ?
  • Désolée!, me répondit ma mère avec un petit sourire coquin d’une petite fille qui avait fait une bêtise…
  • Tiens! La jeune femme d’à côté de ma mère se manifesta enfin, elle me tendit un joli bracelet couleur beige.

À suivre…