Tradition

Aujourd’hui, c’était tradition chez les Balleux! Aussi loin que ma mémoire – probablement plus celle de ma mère que la mienne – peut remonter, vers le mois de novembre, on fait les beignes chez nous en gang. Ma mère dit que nous procédions à ce rituel dès Louiseville! Ce qui signifie en année, environ 1974. Oui oui, au siècle dernier.

Je ne suis pas certain que mon frère y participait et j’entretiens des doutes quant à la participation de mon père dans ce temps. Faudrait que je leur demande. Ma mère y était certainement! Et moi aussi ça a l’air… Pour la recette, c’en était une de Anita Mireault à Senneterre. Quand je suis parti de Québec pour voler de mes propres ailes, comme qui disent, en janvier 1987, je les avais aussi faits si je me souviens bien. J’imagine être passé au fil du temps jusqu’à ce que mes parents déménagent à Vers Verchères en 2002.

À partir de ce moment, Marilou faisait partie de la délégation des beignes à chaque année. Mettons que ça dû prendre quelques années avant qu’elle ne soit utile mais grand-maman et grand-papa s’en foutaient un peu. Du moment que la ptite y est, c’est le bonheur garanti!

Maintenant, elle participe pleinement! Les tâches sont bien définies et gare à qui voudra les redéfinir. La veille, la pâte est préparée, probablement par mon père, sous la supervision de ma mère. Ça lui donne le temps de… dormir au frigidaire, mettons. Je sais que c’est mieux et c’est tout ce que j’ai besoin de savoir.

Ce matin-là, on se lève assez tôt ici à Montréal pour dévaler vers la rive-sud mais Marilou ne dit rien et elle se lève quand même presque avant nous avec le sourire, en plus. C’est le bonheur, on s’en va faire les beignes chez grand-maman!

Ce matin, on a quand même pris le temps de visionner les photos de voyage avant de débuter, mais quand même! Fallait pas trop niaiser avec le puck. La pâte était là qui nous attendait.

momo_al_beigne

Chacun est allé se positionner à son poste. Pendant que je m’installais sur la pâte, armé de mon rouleau, mon emporte-pièce et les autres trucs, mon père commençait à faire fondre sa graisse – oui oui de la vraie graisse Crisco qu’on ne devrait plus utiliser parce que c’est pas écrit « 0 Gras Trans » dessus – mais c’est comme ça que c’est bon et de toute façon quand Anita a inventé sa recette, c’était comme cela que ça se passait et que, de toute façon, le micro-ondes et les téléphones cellulaires n’existaient même pas encore. Évidemment que pendant ces préparatifs, Marilou est très attentive et surveille tout cela d’un œil maintenant averti. Elle pose mille questions à mon père en répondant souvent elle-même avant lui. Elle traverse de mon bord, espérant voler un bout de pâte non utilisée. C’est bon, pas cuit qu’elle nous dit avec un clin d’œil au passage. Je suis pas mal d’accord avec elle. Quand la production s’active un peu, ma mère et Marilou s’installe sur le poudrage parce qu’avec du sucre en « pourdre » c’est encore meilleur! Et pendant tout ce temps, Chantal et sa caméra travaille à croquer sur le vif les meilleurs moments.

Marilou-beigne beigne1

La production s’est donc étalée sur toute l’avant-midi et presque sans répit, mis à part quelques pitreries de la part de Balleux égarés ici et là!

-A-

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