Une certaine peur

Je sors du garde-robe

Quels sont ceux d’entre vous qui n’ont peur de rien? Bon ok, je connais bien quelques super-héros qui ne sont supposés avoir peur de rien officiellement, mais… Si on gratte un peu, chacun de nous a sa petite ou grande peur. Je n’irai pas plus loin que cela dans cette démarche puisque ça ne m’appartient pas de la faire. Ça demeure personnel bien des fois.

Aujourd’hui, je vais quand même avouer ma peur au grand jour. Je vais piler sur mon orgueil, quoique cela, je pense déjà l’avoir fait à quelques reprises. Ma plus grande peur est probablement celle de l’électricité. Je ne suis pas « full » à l’aise quand il s’agit d’effectuer des travaux où ça implique de l’électricité et ce, de près ou de loin. Voilà, je l’ai dit! Allez-vous me juger? J’espère que non…

Mise en contexte

Je me souviens quand j’étais ti-cul et que je tentais d’aider mon père qui bricolait dans la maison… J’exagère à peine en mentionnant que pour changer une ampoule, il fermait le « main breaker ». Je vous jure que je n’exagère presque pas. C’est rien pour aider dans la confiance envers la chose, non? J’ai quand même vogué de mes propres ailes – comment peut-on voguer dans les airs? C’est comme de dire voler de ses propres palmes, mais bon… – au fil du temps et à certaines occasions, je me suis assez bien débrouillé avec ces fils conducteurs de matière électrique. À un moment donné, je me souviens être juché sur un escabeau en train de patenter un « tri-way », genre. Après un moment de bizounage avec mes pinces, mes marrettes et tout le tralala, il me restait un fil que j’ai pris pour le « ground ». j’ai connecté cela quelque part en me disant qu’il fallait que ça ground. Full confiant, j’ai dit à la personne qui me surveillait, pour ne pas la nommer parce que ça date tellement… « Tu peux aller remettre le « breaker. » Et moi, plein de cette pseudo-confiance en moi, je suis resté ben « parqué » sur l’escabeau. Les flammèches que cela a produit après le clic du breaker qui se remettait en place, je vous dis pas! Et le son que ça a fait quand je me suis retrouvé cul par-dessus tête au sol, je ne vous le dis pas plus! Je suis resté un peu craintif par la suite.

Mon JE se remet au boulot.

J’avais noté depuis un certain temps que la lumière accompagnant l’ouvre-porte de garage n’allumait plus à l’ouverture de ce dernier. J’avais même tenté de changer l’ampoule à quelques occasions, mais sans succès. Le temps a passé… et l’automne est revenu. Qui dit automne, dit « char dans le garage » quand Colette annonce de la neige. Ça fait que la semaine dernière, j’ai reculé tranquillement ledit véhicule… Il faut savoir que ça rentre, mais très serré. Tout est calculé, compte tenu de la gestion d’inventaire présente, mais cela est une autre histoire dans laquelle je n’entrerai pas aujourd’hui. Sur le mur de gyproc du garage, côté passager quand je recule, j’avais dessiné il y a de cela fort fort longtemps – très artistiquement en plus – une marque pour savoir où arrêter ledit véhicule. Mais là, je ne la voyais pas tellement. À un moment, je me suis arrêté à peu près où je pensais que c’était bon. La porte s’est très bien fermée mais j’ai eu peine à passer à l’arrière. Ma conclusion, que j’ai d’ailleurs partagée avec Chantal, fut que mon char avait grandi. Jusqu’au lendemain matin quand j’y suis retourné à la clarté du jour et que j’ai constaté que je n’étais vraiment pas à la bonne place. D’où ma conclusion que je devais me doter d’un certain éclairage d’appoint.

J’avais déjà vu, dans une autre vie, celle que j’ai brièvement évoquée un peu plus haut, un machin de lumière qui fonctionnait en rapport avec le mouvement.  Je me suis donc dit que j’essaierais d’en trouver un qui se branche dans le mur, tout simplement. Ben, il n’y en avait pas chez Canadian Tire et comme, demander quelque chose à un commis là-bas est pratiquement plus compliqué que de gagner à la loterie, j’ai pris la boite et je suis allé payer, résigné à changer le plafonnier existant par ce merveilleux joujou. Ça ne devrait pas être compliqué, que je me suis dit. Je vais fermer le « breaker » correspondant et effectuer le changement.

Arrivé sur les lieux du crime, j’ai ouvert la porte de garage, constaté que c’était assez clair pour travailler sans lumière, allumé ledit plafonnier et me suis dirigé vers le panneau électrique. J’ai lu avec attention les vignettes qui avaient été barbouillées sur le panneau pour trouver celle : Garage. Ce devait surement être la bonne. J’ai fermé et… la lumière est demeurée allumée. J’en ai essayé d’autres qui pouvaient se rapprocher selon la vignette. Sans succès! Aux grands maux, les grands moyens que je me suis dit. Je les ai tous essayés, un après l’autre. Ben, devinez quoi? La lumière est restée allumée! Selon un de mes amis qui est supposé connaitre l’électricité et ses effets secondaires, ça se peut juste pas ou bedon cette prise est connectée chez le voisin. Je ne suis pas allé lui demander.

Je vous épargne les détails de la sueur que j’en ai dégagée à essayer de faire le coup à froid contre ces courants plutôt chauds que froids que j’ai dû affronter mans ma tête puisque je n’en ai jamais senti sur mes mains finalement.

Le travail est donc fait. La lumière s’allume maintenant dans le garage quand je recule le véhicule ou même quand on y passe à pied. Je me trouve pas mal bon et je me congratule encore.

-A-

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