La cabane à Richard

Cabane à Richard

Samedi, on s’est offert un ptit répit entre nos courses à travers les hôpitaux que fréquentent mes parents ces jours-ci. Il y a quelques temps déjà, Lyne et Richard nous avait invité pour le souper d’hier. Mais faut savoir le contexte! Richard a toujours pleins d’idées qu’il partage allègrement avec nous et Marilou – pas juste elle – adore l’écouter raconter toutes ses aventures. Parce que des aventures, il en a eu des tonnes. Vous savez, un bon conteur! Si, en plus, il connait les contes pour les avoir vécus lui-même. La recette est toujours excellente!

À l’automne, le monsieur s’était donc mis dans la tête qu’il voulait entailler des érables sur son terrain… Il a fait analyser les feuilles d’érable pour s’assurer que de l’eau était pour sortir de là le moment venu. Ben oui, tant qu’à faire, Richard ne fait pas les choses à moitié. Dans mon Ford intérieur, je croyais qu’il y avait quelques arbres d’impliqués, mais hier j’ai été plus que surpris.

Il nous avait avertis de s’habiller comme il faut parce qu’on ferait tout le processus. En arrivant, Richard nous attendait avec un cossin qui fabrique du soda, le processus a donc débuté par un soda à l’érable… mais pas longtemps parce que le Richard, même si on avait à peine débuter la dégustation, y tapait déjà du pied pour qu’on se rhabille…

C’était le temps de la cueillette déjà! Nous sommes donc partis à la queue leu leu dans la neige nouvelle vers le fond de la cour pour arriver à… deux arbres entaillés! Oui, vous avez bien lu! Deux arbres… mais 3 chaudières quand même! Il a expliqué à Marilou comment prendre la première chaudière et la vider vers le contenant de récupération tout en nous expliquant que c’était à date sa meilleure récolte. Je vais dire comme on dit : T’inquiètes, on n’a pas oublié de ramasser le contenu des deux autres… Mettons que je ne m’essaierais pas à tenter d’évaluer le contenu en quantité parce qu’il n’y en avait vraiment pas « full » mais l’acériculteur à mes côtés semblait tellement fier de sa récolte que je me suis dit que c’était très bon.

J’ai regardé autour et je me suis dit, accompagné de mon œil de lynx qui peut distinguer un érable même le soir à la pénombre qu’il devait bien y avoir d’autres érables dans le coin. Je crois que oui! On en a rejasé une partie de la veillée d’ailleurs. Vous savez comment c’est drôle de jouer au gérant d’estrade, ça fait que, imaginez le faire à propos d’arbre qui ne bouge même pas au vent tellement ils sont grands et avec pas de feuille!

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La chaudière est donc repartie complètement scellée à la main de Richard qui tenait son butin comme « chose » tenait sa bague dans Le Seigneur des anneaux. Comment son nom déjà? Faudrait bien que je le retienne parce que la question doit être à la veille de m’être posé dedans Trivia Crack… On est rentrés au garage et c’est là que j’ai vu une partie de son installation. Pour les besoins de son expérience, s’est doté d’un bruleur au gaz, pas un ptit machin de rien là, un vrai gros bruleur pour les grosses jobs! Un chaudron dans lequel Marilou pourrait probablement s’asseoir dedans. Peut-être pas, mais bon… des cuillères étaient aussi sur la table, un thermomètre, un genre de filtre dans un autre bol. Des verres qui y trainaient aussi. Un peu plus et je me disais qu’on était en plein alambique de la Nouvelle-Orléans! Richard était tellement heureux et Marilou qui sautait à ses côtés, folle de joie, ça valait cher à voir. Line, pour sa part, riait de bon cœur de voir son chum tripper comme cela. Je me disais qu’on allumerait le feu et qu’on passerait à la phase « observation » mais non, avant tout, on a eu aussi droit à une séance de dégustation d’eau d’érable. Chacun a trempé son verre dans la chaudière pour s’en prendre une gorgée. Ça goûte pas grand chose de l’eau d’érable. Mettons qui faut être très attentif à ses papilles pour arriver à déceler quelque chose. Marilou a calé sa gorgée d’un trait pour conclure que ça goûtait l’eau. Hé Hé!!! J’ai pris une tite gorgée, l’ai faite travailler dans ma bouche et à la toute fin, j’ai senti le goût au loin de l’érable qui m’appelait. J’ai expliqué à Marilou ma méthode, elle a essayé et a souri… Je ne sais si elle l’a fait pour le show ou si elle a vraiment goûter, mais bon… Papa était content. Richard aussi! On a donc transvidé le restant de la chaudière dans l’énorme chaudron qui venait d’être installé sur le feu. Il n’y en avait pas « pépais » Richard a ouvert une bouteille de vin… du Bonheur! Je veux dire le nom du vin était Bonheur. Pas mal de circonstance. On s’est assis sur les chaises de parterre dehors sur le bord du garage et on a observé le lent processus. Les filles se sont tannées rapidement et on s’est retrouvé entre gars et on a fini la bouteille en jasant de choses et d’autres. C’était assez cool.

Un moment donné, une voix s’est fait entendre provenant du garage, « L’entrée est prête! » Richard était quasiment déçu. J On s’est levé pour changer de vin. Il y avait bien une trempette de légumes mais les crevettes. Comme Lyne a dit, La cabane à sucre en Gaspésie, ça se fait avec des crevettes. On ne parle pas de crevettes de Matane là! Moi je dis que le chiffre de leur catégorie devait être tout petit. Des crevettes à l’érable en plus! Moi et mon diabète, on était tellement heureux! Pendant tout ce temps, Richard se levait régulièrement pour aller vérifier son chaudron, mettre le thermomètre dedans et constaté qu’il en manquait encore! L’agneau pour le souper était aussi excellent. Rendu au dessert, « fils », c’est-à-dire Olivier, le rejeton de Lyne, avait été désigné d’office pour rouler les queues de castor. Richard et moi nous sommes donc éclipsés un peu vers le chaudron dehors. La nuit était étoilée et c’est là que Richard m’a dit qu’il devait y avoir une éclipse de lune ce soir là. Je n’ai pratiquement jamais vu la lune si grosse de toute ma vie! Peut-être qu’on était pas à la bonne heure? Anyway, c’était drôle et l’eau continuait de bouillir.

Est venu le temps du dessert et des queues de castor. À l’érable. Évidemment! On a aussi dégusté… C’est à ce moment que Richard a pris la décision de terminer le bouillage sur le poêle à l’intérieur. Bonne idée! Je pense qu’on serait encore là si on était resté dehors pour le faire. Pendant ce temps, Olivier et sa compagne, Camille sont allés récupérer de la neige neuve pour qu’on puisse étendre la tire sur la neige. Je pense que cette neige est apparue juste pour cela! Le point d’ébullition et surtout la température idéale se sont alors matérialisés comme par enchantement.

Richard, le maître acériculteur a alors déposé le précieux mélange sur ladite neige et nous avons alors pu apprécier la mixture… Eh oui, j’ai même licher le fond du chaudron à la fin mais n’en parlez surtout pas à mon doc si vous le rencontrez!

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Merci Richard pour cet expérience hors du commun!

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